La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) touche principalement les personnes de plus de 50 ans et constitue la première cause de malvoyance en France après cet âge. Cette pathologie entraine une perte progressive de la vision centrale, impactant la qualité de vie. Plus de 1,5 million de Français sont concernés, avec une forme sèche représentant 80% des cas et la forme humide, plus rapide, pouvant bénéficier de traitements comme les injections intravitréennes. Comprendre les causes de la DMLA, adopter une prévention adaptée et connaître les traitements disponibles est essentiel pour ralentir l’évolution et préserver la vision.
Sommaire
- 1 Comprendre les formes et mécanismes de la Dégénérescence maculaire liée à l’âge
- 2 Les traitements actuels de la DMLA, en particulier les injections intravitréennes
- 3 Focus sur les mécanismes physiopathologiques : comment la vieillesse affecte la macula
- 3.1 Soutenir la recherche sur la dégénérescence maculaire et la réparation maculaire
- 3.2 Quelles sont les principales causes de la DMLA ?
- 3.3 Comment se manifeste la DMLA dans ses différentes formes ?
- 3.4 Quels sont les traitements disponibles pour la DMLA ?
- 3.5 Quels comportements adopter pour prévenir la DMLA ?
- 3.6 Comment vivre avec la perte de vision liée à la DMLA ?
Comprendre les formes et mécanismes de la Dégénérescence maculaire liée à l’âge
La DMLA est une maladie dégénérative qui affecte la macula, zone centrale de la rétine, essentielle à la vision fine et des détails. Elle se manifeste sous deux formes :
- DMLA atrophique ou sèche : la plus fréquente, elle représente environ 80% des cas. Elle résulte d’une diminution progressive des cellules de l’épithélium pigmentaire et des photorécepteurs, conduisant au rétrécissement de la macula. Cette forme évolue lentement et ne dispose pas de traitement curatif à ce jour.
- DMLA exsudative ou humide : caractérisée par la croissance anormale de vaisseaux sanguins sous la rétine qui fuient du liquide ou du sang. Cette forme a une évolution rapide et plus invalidante mais peut être contrôlée par des injections intravitréennes destinées à freiner la progression et améliorer, parfois, la vision.
Les causes principales de la dégénérescence maculaire liée à l’âge
Le vieillissement oculaire est le facteur principal favorisant la DMLA. Avec l’âge, la macula subit une dégradation progressive, accentuée par plusieurs facteurs de risque :
- Âge : la DMLA apparaît généralement après 50 ans, avec une prévalence qui augmente avec l’âge.
- Génétique : des prédispositions héréditaires augmentent le risque de développer la maladie.
- Tabagisme : facteur aggravant majeur responsable d’une accélération significative de la maladie.
- Exposition prolongée à la lumière bleue : notamment liée aux écrans, elle contribue au stress oxydatif maculaire.
- Hypertension et maladies cardiovasculaires : peuvent exacerber les lésions rétiniennes.
Ces facteurs créent un environnement propice à la dégénérescence maculaire par des mécanismes inflammatoires et oxydatifs, perturbant la réparation maculaire naturelle.
Comment prévenir la dégénérescence maculaire liée à l’âge ?
La prévention de la DMLA passe par une modification des comportements et la protection de la macula :
- Arrêt du tabac : réduit significativement les risques d’aggravation.
- Alimentation équilibrée : riche en antioxydants, vitamines et minéraux spécifiques (zinc, lutéine) contribuant à la santé rétinienne.
- Protection contre la lumière : port de lunettes filtrant la lumière bleue et les UV, surtout en cas d’exposition prolongée.
- Contrôle des facteurs cardiovasculaires : maintenir une bonne tension et un métabolisme équilibré.
- Suivi ophtalmologique régulier : pour détecter précocement les signes de la maladie.
Ces mesures permettent d’améliorer la capacité de réparation maculaire et de ralentir l’évolution naturelle de la pathologie.
Les traitements actuels de la DMLA, en particulier les injections intravitréennes
La prise en charge de la DMLA diffère selon la forme diagnostiquée :
- DMLA sèche : pas de traitement curatif validé, mais des compléments alimentaires spécifiques peuvent être prescrits pour ralentir la progression.
- DMLA humide : les injections intravitréennes d’anti-VEGF (facteur de croissance vasculaire endothélial) sont le traitement de référence. Ces injections freinent la croissance des néovaisseaux anormaux et la fuite liquidienne, stabilisant ainsi la perte de vision.
Les injections sont généralement réalisées toutes les 4 à 8 semaines, avec un protocole adapté à chaque patient et une surveillance continue.
En complément, des innovations dans la prise en charge, comme la thérapie génique ou les implants oculaires, sont en développement pour améliorer la qualité de vie des patients.
Implications fonctionnelles et accompagnement en cas de perte de vision
La perte de vision centrale due à la DMLA limite les activités quotidiennes telles que la lecture, la conduite ou la reconnaissance des visages. Il est recommandé d’aménager l’environnement, par exemple en s’appuyant sur les aides visuelles ou adaptées, pour maintenir autonomie et qualité de vie.
Des solutions d’accompagnement existent pour les malvoyants, telles que l’apprentissage de techniques spécifiques et l’utilisation de matériel adapté.
Pour en savoir plus sur l’adaptation et l’aide aux personnes en situation de handicap, consultez notre guide dédié aux aides à la marche et mobilité.
Focus sur les mécanismes physiopathologiques : comment la vieillesse affecte la macula
Le vieillissement oculaire entraine une série de modifications dans la rétine et la macula :
- Accumulation de résidus métaboliques sous la rétine appelés drusen, altérant les échanges nutritifs.
- Diminution des capacités antioxydantes de l’épithélium pigmentaire.
- Altération de la microcirculation locale favorisant la formation des néovaisseaux dans la DMLA humide.
- Dysfonctionnement des photorécepteurs responsables de la vision centrale.
Ces altérations contribuent à la dégénérescence maculaire et expliquent la progressive perte de vision dans cette pathologie.
Soutenir la recherche sur la dégénérescence maculaire et la réparation maculaire
La recherche médicale en 2026 évolue vers des solutions innovantes visant à prévenir, ralentir et réparer les lésions causées par la DMLA. Des projets se concentrent sur :
- Stimuler la réparation maculaire au niveau cellulaire.
- Développer des traitements géniques ciblés.
- Améliorer la délivrance médicamenteuse oculaire.
- Créer des implants rétiniens pour restaurer la vision.
Une compréhension approfondie des causes de la DMLA contribue à l’élaboration de ces thérapies innovantes.
Pour plus de détails sur cette pathologie et les avancées médicales, découvrez notre dossier complet sur la dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Quelles sont les principales causes de la DMLA ?
La DMLA est principalement causée par le vieillissement oculaire, avec des facteurs de risque tels que l’âge avancé, les prédispositions génétiques, le tabagisme, l’exposition à la lumière bleue et les maladies cardiovasculaires.
Comment se manifeste la DMLA dans ses différentes formes ?
La forme sèche ou atrophique est caractérisée par un amincissement progressif de la macula sans traitement curatif, tandis que la forme humide implique la formation de néovaisseaux sous la rétine, entraînant une perte rapide de vision pouvant être traitée par injections intravitréennes.
Quels sont les traitements disponibles pour la DMLA ?
Les traitements incluent des compléments alimentaires pour la DMLA sèche et principalement les injections intravitréennes d’anti-VEGF pour la DMLA humide, qui freinent la progression et maintiennent la vision.
Quels comportements adopter pour prévenir la DMLA ?
Il est recommandé d’arrêter de fumer, d’adopter une alimentation riche en antioxydants et vitamines, de protéger ses yeux de la lumière bleue, de contrôler son hypertension, et de réaliser un suivi ophtalmologique régulier.
Comment vivre avec la perte de vision liée à la DMLA ?
L’utilisation d’aides visuelles, un aménagement de l’environnement et le recours à des techniques d’accompagnement peuvent améliorer la qualité de vie. Les aides à la mobilité comme la canne ou fauteuil sont aussi des ressources pour préserver l’autonomie.











